Easy Rider”, Ă©crit par Peter Fonda, Dennis Hopper, et Terry Southern, interprĂ©tĂ© par les deux premiers et rĂ©alisĂ© par Hopper, est l’un des films Ă©tendards de la contre-culture amĂ©ricaine des annĂ©es soixante. Il Ă©voque la quĂȘte de libertĂ© Ă  travers une odyssĂ©e Ă  moto dans les grands espaces du sud-ouest amĂ©ricain.
En 1969, Dennis Hopper s'impose Ă  Hollywood en rĂ©alisant le dĂ©sormais culte Easy Rider. — SIPA Une icĂŽne des annĂ©es 1960. La Harley Davidson du mythique film Easy Rider, rĂ©alisĂ© par Dennis Hopper en 1969, sera mise aux enchĂšres du 17 au 19 octobre, a informĂ© The Hollywood Reporter. L’engin lĂ©gendaire, conduit par Peter Fonda, alias Captain AmĂ©rica dans le long-mĂ©trage, pourrait atteindre le million de moto et une lettre de Peter FondaLe vendeur est un homme d’affaires californien, Michael Eisenberg, copropriĂ©taire d’un restaurant thĂ©matisĂ© autour de la moto et des deux personnages principaux d'Easy Rider, Captain America et Billy, interprĂ©tĂ© par Dennis moto customisĂ©e avec le drapeau Ă©tasunien est vendue par la maison d’enchĂšres spĂ©cialisĂ©e dans le cinĂ©ma, Profiles in History, prĂšs de Los Angeles. La moto d’exception sera livrĂ©e avec une lettre de Peter Fonda.Cette moto gĂ©nĂšre des Ă©motions puissantes mĂȘme pour ceux qui ne sont pas des bikers. Elle symbolise les annĂ©es 1960, les bons et les mauvais cĂŽtĂ©s de cette dĂ©cennie», estime le propriĂ©taire de Profiles in History, Joseph M. Maddalena. Une piĂšce mythiqueLe road movie Easy Rider, prix de la meilleure premiĂšre Ɠuvre au festival de Cannes 1969, symbolise, avec son gĂ©nĂ©rique Born to be Wild de Steppenwolf, pour plusieurs gĂ©nĂ©rations de spectateurs la libertĂ© des annĂ©es le moment, c’est la Batmobile de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e originale, qui, avec 4,6 millions de dollars, dĂ©tient le record pour un vĂ©hicule de cinĂ©ma ou tĂ©lĂ©vision.
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PubliĂ© le 17-08-2019 Ă  10h43 - Mis Ă  jour le 19-08-2019 Ă  10h00 ©APL’acteur amĂ©ricain est mort Ă  79 ans. "Easy...Cet article est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©sProfitez de notre offre du moment et accĂ©dez Ă  tous nos articles en illimitĂ©Abonnement sans engagement
EasyRider est un road-movie américain, réalisé en 1969 par Dennis Hopper et produit par Peter Fonda. Ces derniers jouent également les héros principaux du film. Par ailleurs, le film a été répertorié par la National Film Registry en 1998 pour son apport significatif au cinéma et à la culture américaine.
News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Spectateurs 3,8 7579 notes dont 335 critiques noter de voirRĂ©diger ma critique Synopsis Billy et Captain America disposent d'une grosse somme d'argent, rĂ©sultat d'une importante vente de stupĂ©fiants. Cette petite fortune permet aux deux motards d'envisager sereinement une traversĂ©e des Etats-Unis. Aussi prennent-ils la route de La Nouvelle-OrlĂ©ans, dans l'intention de participer au carnaval.. . Regarder ce film Acheter ou louer sur CANAL VOD LaCinetek Location dĂšs 2,00 € UniversCinĂ© Location dĂšs 2,99 € Canal VOD Location dĂšs 2,99 € HD Orange Location dĂšs 2,99 € Voir toutes les offres VODService proposĂ© par Easy Rider [4K Ultra HD + Blu-Ray] Blu-ray Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Bande-annonce 231 Interview, making-of et extrait 749 DerniĂšres news 13 news sur ce film Acteurs et actrices Casting complet et Ă©quipe technique Critique Presse Le Monde TĂ©lĂ©rama Cahiers du CinĂ©ma France Soir Positif Chaque magazine ou journal ayant son propre systĂšme de notation, toutes les notes attribuĂ©es sont remises au barĂȘme de AlloCinĂ©, de 1 Ă  5 Ă©toiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus. 6 articles de presse Critiques Spectateurs SuccĂšs immense et inattendu de l'acteur-rĂšalisateur Dennis Hopper, tournĂš avec trĂšs peu de moyens, aux idĂšes hippies! Le ressentiment de "Easy Rider" en 1969 fut Ăšnorme et suscita de trĂšs nombreuses imitations! Un nouveau type de marginal y Ăštait campĂš le hippie, avec ses blue-jeans, ses t-shirts, son vocabulaire, la drogue et la moto! Le personnage de Peter Fonda concrĂštise sa fuite romantique dans un voyage sur les ruines de sa ... Lire plus Film culte et reflet de toute une Ă©poque, je dois avouer ĂȘtre quelque peu restĂ© sur ma faim en ce qui concerne ce "Easy Rider". Cela dit, il est tout de mĂȘme impressionnant de voir qu'aujourd'hui ce film garde un rĂ©el intĂ©rĂȘt, aussi bien par la personnalitĂ© de ces deux rĂ©alisateurs fous Peter Fonda est en rĂ©alitĂ© quasiment plus l'auteur du film que Dennis Hopper que par sa vision d'une AmĂ©rique que nous n'avions jusqu'alors que peu ... Lire plus Un drame qui retrace la traversĂ©e des Etats-Unis par deux motards en marge de la sociĂ©tĂ©. Paysages superbes, ambiance hippie, aventure et libertĂ© sont au rendez-vous. Cependant, on s’ennuie rapidement et Ă  de trop nombreuses reprises ; il y a un manque certain de rebondissements, de rythme et beaucoup trop de dialogues pseudo-philosophiques. De plus, le film s’appuie sur des effets et un montage bien particulier. Une rĂ©alisation assez ... Lire plus Un voyage plutĂŽt plaisant, aux quelques hallucinations attachantes. La faiblesse de l'ensemble est Ă©quilibrĂ©e par une rĂ©alisation sans reproche et une bande-son rĂ©ussie. 335 Critiques Spectateurs Photos 11 Photos Infos techniques NationalitĂ© Distributeur Park Circus France RĂ©compenses 8 nominations AnnĂ©e de production 1969 Date de sortie DVD 10/05/2000 Date de sortie Blu-ray 23/09/2009 Date de sortie VOD 31/12/2014 Type de film Long-mĂ©trage Secrets de tournage - Budget 340 000 $ Date de reprise 14/09/2016 Langues Anglais, Espagnol Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa 35796 Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentaires

Ily a 10 ans mourait Denis Hopper, à l'ùge de 74 ans. Figure centrale du mouvement du Nouvel Hollywood, symbole de la contre culture américaine, il avait notamment réalisé "Easy Rider", en 1969, dans lequel il interprétait un marginal, aux cÎtés de son ami Peter Fonda.

Passer au contenu La petite histoire de CAPTAIN AMERICA dans le road movie EASY RIDER AccueilIHistoireILa petite histoire de CAPTAIN AMERICA dans le road movie EASY RIDER La petite histoire de CAPTAIN AMERICA dans le road movie EASY RIDER Captain America, Il y a longtemps que j’avais envie d’écrire un papier sur cette moto mythique. Elle reprĂ©sente pour moi un puissant symbole de vie, d’aventure, mais aussi pour ceux qui se rappellent la fin du film Easy Rider, de mort. L’engin, baptisĂ© Captain America en rĂ©fĂ©rence au hĂ©ros de comics Marvel avait Ă©tĂ© conçu Ă  partir d’un modĂšle HD d’aprĂšs les spĂ©cifications donnĂ©e par Peter Fonda, c’est ce que ce dernier avait laissĂ© entendre aprĂšs sortie du film et son succĂšs en 1969 mais, nous verrons que c’est inexact. Il fut par contre le producteur, mais aussi coscĂ©nariste avec Dennis Hopper, le rĂ©alisateur. On ne peut parler de Captain America sans faire rĂ©fĂ©rence Ă  l’histoire racontĂ©e par ce film. Il s’agit d’un sujet anticonformiste, remettant en cause le mode de vie classique des AmĂ©ricains, mais aussi celui des communautĂ©s hippies. Cette moto est un peu le fer de lance anticonformiste de ce film culte rĂ©alisĂ© avec un petit budget. Fonda et Hopper Ă©tait les deux hĂ©ros. Ce road movie raconte le voyage deux jeunes motards, Wyatt et Billy, qui aprĂšs avoir vendu une grosse quantitĂ© de drogue, dĂ©cident de quitter Los Angeles et d’aller participer Ă  la cĂ©lĂ©bration du carnaval de la nouvelle OrlĂ©ans avec l’argent gagnĂ©. Ce faisant, ils traversent l’AmĂ©rique d’Ouest en Est, sĂ©journent dans une communautĂ©, croisent un avocat déçu qui sort de prison, ingurgitent des hallucinogĂšnes dans un cimetiĂšre en compagnie de deux putes et finissent leur pĂ©riple dans la violence et la mort. Ce film de contre culture, Ă©voque ainsi la quĂȘte de la LibertĂ© Ă  travers une odyssĂ©e Ă  moto dans les grands espaces du Sud-Ouest amĂ©ricain. Le nom du film Easy Rider » qu’on pourrait traduire par “motard cool” aurait Ă©tĂ© donnĂ© en hommage Ă  une chanson de Mae West “i wonder where my easy rider’s gone “ de 1933. Deux motos, absolument identiques, furent montĂ©es afin de pallier Ă  une Ă©ventuelle dĂ©faillance mĂ©canique. Mais l’une des deux, volĂ©e aprĂšs le tournage ne fut jamais retrouvĂ©e. C’est donc l’exemplaire que l’on voit brĂ»ler Ă  la fin du film qui Ă  Ă©tĂ© vendu. Il avait Ă©tĂ© restaurĂ© par un ancien acteur nommĂ© DAN HAGGERTY, qui Ă©tait chargĂ© de l’entretien de la bĂ©cane pendant le tournage, et en devint juste aprĂšs l’heureux propriĂ©taire. La moto connu ensuite deux autres possesseurs, avant de finir en salle des ventes en 2014 au prix jamais atteint par une moto jusqu’alors, de 1,35 million de dollars. Sauf que l’authenticitĂ© de ladite pĂ©trolette est fortement remise en cause par le propriĂ©taire texan d’une autre Captain America, Ă©galement achetĂ©e Ă  Dan Haggerty avec un certificat d’authenticitĂ© en bonne et due forme , comme la premiĂšre
 Or, Peter Fonda, qui Ă  apposĂ© sa signature sur le rĂ©servoir de l’engin reviendra sur ses premiĂšres dĂ©clarations, pour avouer que le concept de la moto, tel que rĂ©alisĂ©, n’était pas de lui. Alors, laquelle est la vraie, oĂč se trouve celle qui a disparu ? Colombo, tu as encore du pain sur la planche et tu vas pouvoir ressortir ta 403 ! Mais revenons Ă  la genĂšse de l’idĂ©e de la moto elle-mĂȘme. La moto ou plutĂŽt les motos sont rĂ©alisĂ©es en rĂ©alitĂ© par Cliff Vaughs et Ben Hardy, deux afro-amĂ©ricains. Hardy tient un petit atelier de rĂ©paration de motos dans le quartier de Watts au sud de Los Angeles, et se fait aider par un mĂ©canicien nommĂ© Larry Marcus. Cliff, au caractĂšre rebelle et contestataire, dĂ©fendant les droits de la communautĂ© noire, Ă©tait diplĂŽmĂ© en art de l’UniversitĂ© de Mexico, mais pour gagner sa vie assurait des reportages films ou photos et travaillait pour une station radio. En 1966, il couvre le procĂšs du fils d’Henri Fonda accusĂ© de possession de marijuana. Une amitiĂ© entre Peter et Cliff se forme sur fond de moto et de cinĂ©ma. Easy Rider est en route ! Vaughs, comme beaucoup de jeunes Biker de cette Ă©poque cherche des motos lĂ©gĂšres et rapides ce qui l’amĂšne Ă  rĂ©aliser ses premiers choppers. Lors de ses rides, comme Jack Nicholson dans le film, qui joue un avocat des droits civiques, il lui arrive de passer par la case prison
 Certains “Red necks ” cous rouges pour les noirs le prennent en chasse et parfois lui tire dessus. À l’évidence, les aventures de Vaughs dans les États du Sud ne sont pas sans rappeler certaines scĂšnes du road-movie. Origine matĂ©rielle des motos Suite aux discussions prĂ©cĂ©dentes, les deux hommes, Cliff et Ben, achĂštent en 1967, quatre Hydra Glide rĂ©formĂ©es du fameux LAPD , Los Angeles Police DĂ©partment pour la somme de 500 dollars piĂšce Ă  une vente aux enchĂšres. Elles seront construites en un mois avec l’aide du mĂ©canicien et facturĂ©es 1250 dollars chacune Ă  la production. Par la suite, la Columbia reprend en main la destinĂ©e du film, Hopper n’ayant plus les moyens, et il semble qu’une clause de confidentialitĂ© ait Ă©tĂ© signĂ©e entre Cliff Vaughs et le studio car au final, Cliff et Ben disparaissent du gĂ©nĂ©rique et tombent dans l’oubli le plus complet. Ils seront rĂ©habilitĂ©s en 2014 au moment de la fameuse vente. Dans le film, la Billy bike » que chevauche Dennis Hopper est un chopper relativement traditionnel pour l’époque. La Captain America que pilote Wyatt Peter Fonda est tout autre. On n’avait jamais vu une moto de la sorte ! L’angle de chasse du cadre Buchanan incroyablement ouvert rĂ©pond a une fourche d’une longueur imaginable
 Ce type de fourche est une des caractĂ©ristiques des choppers. Les choppers sont nĂ©s dans les États-Unis des annĂ©es 60. Les HD Ă©tant trop lourdes, les jeunes AmĂ©ricains se sont mis Ă  chopper, c’est-Ă -dire enlever passer au hachoir toutes les parties non nĂ©cessaires au bon fonctionnement de la moto. Cela incluait le garde-boue avant, l’arriĂšre dĂ©coupĂ©, le frein avant, les sacoches, les phares additionnels, le pare-brise, les grosses selles. Ainsi naquirent les Bobbers. Les choppers avaient en plus la susdite longue fourche, un cadre rigide pas de suspension, un embrayage suicide au pied et un levier de vitesse Ă  la main. CaractĂ©ristiques techniques de Captain America Fourche rallongĂ©e de 12 pouces pour en faire une fourche tĂ©lescopique Ă  inclinaison de 45 degrĂ©s Suspension arriĂšre hard tail queue dure Roue avant de 24 pouces Roue arriĂšre 16 pouces, pneu arriĂšre 120 mm Frein arriĂšre Ă  tambour Moteur HD 74 cubic inch 1212 cc, Pan Beam 1951 caches culbuteurs en forme de poĂȘles retournĂ©es Peinture et Ă©chappement de Cliff Vaughs Transmission 4 vitesses Cadre HD de 1951 chromĂ© Guidon de type Ape Angers accroche singe
 je n’invente rien ! Sortie de pot fish tail queue de poisson RĂ©servoir d’essence peanut cacahuĂšte Ă  la banniĂšre Ă©toilĂ©e – passages Ă  la pompe frĂ©quents ! TrĂšs grand sissy bar bar pour chochotte DĂ©marreur au kick pour les vrais mecs
 VoilĂ  donc l’histoire, un peu tumultueuse de ”Captain America” qui reste une des motos les plus fascinantes du monde, en tant que symbole de libertĂ©, d’espace, et d’un nouveau mode de vie pour les Harleyistes. Didier MANCHON Lespsychiatres commenceront Ă  utiliser, dans les annĂ©es 1950, cette nouvelle substance appelĂ©e LSD Ă  des fins thĂ©rapeutiques. Lorsque cette «bombe atomique du cerveau» sort des cliniques dans les annĂ©es 1960, c’est une vĂ©ritable rĂ©volution: le LSD semble fait pour les hippies en rupture avec la sociĂ©tĂ© d’abondance. Dans les annĂ©es 1970, le LSD est mis sur liste noire. Aujourd Voici toutes les solution Il a rĂ©alisĂ© le film Easy Rider. CodyCross est un jeu addictif dĂ©veloppĂ© par Fanatee. Êtes-vous Ă  la recherche d'un plaisir sans fin dans cette application de cerveau logique passionnante? Chaque monde a plus de 20 groupes avec 5 puzzles chacun. Certains des mondes sont la planĂšte Terre, sous la mer, les inventions, les saisons, le cirque, les transports et les arts culinaires. Nous partageons toutes les rĂ©ponses pour ce jeu ci-dessous. La derniĂšre fonctionnalitĂ© de Codycross est que vous pouvez rĂ©ellement synchroniser votre jeu et y jouer Ă  partir d'un autre appareil. Connectez-vous simplement avec Facebook et suivez les instructions qui vous sont donnĂ©es par les dĂ©veloppeurs. Cette page contient des rĂ©ponses Ă  un puzzle Il a rĂ©alisĂ© le film Easy Rider. Il a rĂ©alisĂ© le film Easy Rider La solution Ă  ce niveau hopper Revenir Ă  la liste des niveauxLoading comments...please wait... Solutions Codycross pour d'autres langues

Lacteur américain Peter Fonda, rendu célÚbre par son rÎle de motard dans le film "Easy Rider" (1969) qu'il avait co-écrit, est mort vendredi matin à

11 Avril 2011 Quarante ans aprĂšs la sortie du film mythique Easy Rider », Arte revient Ă  travers une sĂ©rie de documentaires en quatre volets, sur le film qui a marquĂ© toute une gĂ©nĂ©ration. RĂ©alisĂ©, produit et interprĂ©tĂ© par Dennis Hopper et Peter Fonda, Easy Rider fut l'un des premiers films Ă  aborder des rĂ©alitĂ©s comme la vie en communautĂ©, la rĂ©volution sexuelle ou le mouvement Ă©cologiste. Les deux rĂ©alisateurs rebelles ont portĂ© Ă  l'Ă©cran l'ambiance contestataire de l'Ă©poque et l'esprit Sex-and-drugs-and-Rock'n-Roll. Un dĂ©sir de libertĂ© condamnĂ© de façon Ă©hontĂ©e par une AmĂ©rique profonde conservatrice. Le premier volet, Born to be wild» nous livre une sĂ©rie d’anecdotes, replaçant ainsi le film dans le contexte politico-social de la fin des annĂ©es 1960. Peter Fonda et Dennis Hopper rĂ©vĂšlent les dĂ©tails de sa genĂšse et de sa rĂ©alisation, et parlent Ă©videmment de la musique, Ă©lĂ©ment essentiel pour le succĂšs du film. L’occasion pour nous aussi de réécouter Steppenwolf, The byrds, Jimmy Hendrix et Bob Dylan qui n’a pas voulu chanter dans le film et a laissĂ© l’interprĂ©tation de son titre Ă  Roger Mc Guinn. A voir sur ARTE, Sur les Traces d’Easy Rider », un documentaire en 4 parties 1 Born to be wild, difusĂ© le 7 avril 2001 2 The Weight, le 14 avril 2011 3 Wasn't Born to Follow, le 21 avril 2011 4 It's Alright Ma I'm Only Bleeding, le 28 avril 2011 A revoir Ă©galement en DVD Easy Rider », film de Dennis Hopper USA 1969, avec Dennis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson. © DR Tags Art & Culture Sesouvenir de moi ? Home; Quoi de neuf? Forum; FAQ; Calendrier; Actions. Marquer les forum comme lus; Liens Rapides
Le film nous fait d’abord croire que l’on va suivre les aventures d’un duo de motards Ă  la solde de cartels de la drogue, qui achĂštent et refourguent de la dope pour se faire de l’argent. On est loin d’ĂȘtre dans le tort, mais ce n’est pas le point qui nous intĂ©resse le plus concernant Easy Rider. En vĂ©ritĂ©, il s’agit de voyager Ă  travers les immenses Ă©tendues amĂ©ricaines sous fond de musique rock des sixties, comme le classique Born to be wild » de Steppenwolf, qui fait ici sa premiĂšre apparition au cinĂ©ma. Easy Rider est un film culturel, mais surtout trĂšs philosophique, avec un vrai discours et une symbolique intelligente. Peter Fonda dans Easy Rider 1969 Le grand thĂšme du film, c’est la libertĂ©. Comment trouver la libertĂ© ? Qu’est-ce que la libertĂ© ? Quelle est la dĂ©finition d’un homme libre » et peut-on encore aujourd’hui se revendiquer comme tel ? Ce sont diffĂ©rentes questions auxquelles nos deux motards vont tenter de rĂ©pondre Ă  travers leur long pĂšlerinage sur les routes amĂ©ricaines. Sur leur chemin, ils rencontrent des hippies vivant en autarcie au milieu de nulle part, et un avocat des droits civiques alcoolique, campĂ© par Jack Nicholson. A coups de discussions sous l’influence de la drogue autour de feux de camps, ces diffĂ©rents personnages Ă©changent et offrent des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion sur la notion de libertĂ© dans le monde moderne. En choisissant des parias comme protagonistes, Hopper prĂ©sente la libertĂ© comme un facteur marginalisant, dans une sociĂ©tĂ© oĂč les codes et les paradigmes semblent irrĂ©sistibles et inĂ©luctables. Les deux motards sont deux Ă©lectrons libres, parfaitement symbolisĂ©s par cette libertĂ© qu’ils inspirent. Affranchis de toute autoritĂ© et de tout lien social extĂ©rieur, rien ne les retient. Les hippies prĂ©sentent une alternative. DĂ©sintĂ©ressĂ©s par la vie en ville, dans la sociĂ©tĂ© moderne, ils vivent reclus, dans leur propres maisons, dans leur propre village, vivant grĂące Ă  leurs propres ressources, au milieu de nulle part. L’avocat, quant Ă  lui, est le chaĂźnon manquant entre ces marginaux et le reste du monde. DotĂ© d’une situation sociale confortable, son comportement le contraint Ă  enchaĂźner les gardes Ă  vue, symbole mĂȘme de la mise en quarantaine des individus indĂ©sirables en sociĂ©tĂ©. Peter Fonda, Jack Nicholson et Dennis Hopper dans Easy Rider 1969 Souvent seuls sur la route ou dans la nature, lorsqu’ils croisent sur leur chemin d’autres individus, l’accueil est rarement chaleureux. RegardĂ©s de travers, critiquĂ©s, moquĂ©s, ils sont systĂ©matiquement rejetĂ©s oĂč qu’ils aillent. Et si le film alimente ce climat malsain tout au long du voyage des deux motards, c’est bien autour d’un feu de camp avec l’avocat que toutes les clĂ©s de rĂ©flexion concernant Easy Rider et sa conception de la libertĂ© vont se dĂ©voiler. Dans un dialogue qui paraĂźtrait anodin, l’avocat met en garde les motards et livre un discours des plus efficaces qui donne au film tout son sens. Il suffit de citer ses propres lignes de dialogue Ne leur dis jamais qu’ils ne sont pas libres, ils se mettraient Ă  tuer et Ă  massacrer pour prouver qu’ils le sont. » Ils vont te parler sans arrĂȘt de libertĂ© individuelle mais s’ils voient un individu libre, ils prennent peur. » La morale est ici rĂ©sumĂ©e, avec une autre phrase marquante C’est dur d’ĂȘtre libre quand on est un produit achetĂ© et vendu au marchĂ©. » Ainsi, la libertĂ© effraie dans un monde oĂč la sociĂ©tĂ© gouverne les actes et les envies, les individus prĂŽnant la libertĂ© sont concernĂ©s comme des marginaux Ă  fuir, ou Ă  Ă©liminer, car ils reprĂ©sentent un dĂ©sordre qui n’est plus tolĂ©rĂ©. Easy Rider 1969 Pour aller jusqu’au bout de ma rĂ©flexion, je suis obligĂ© de SPOILER un peu dans ces deux paragraphes. C’est donc avec ces constats inquiĂ©tants faits par l’avocat que les deux motards poursuivent leur aventure. Mais voilĂ , l’avocat est assassinĂ© dans son sommeil, comme un sombre Ă©cho Ă  ses paroles de la soirĂ©e prĂ©cĂ©dente, avant que les motards ne rallient le carnaval de La Nouvelle-OrlĂ©ans. Dans l’une des scĂšnes les plus Ă©tranges et les plus psychĂ©dĂ©liques du film, ils participent Ă  une mini-orgie dans un cimetiĂšre avec deux prostituĂ©es, tous sous l’influence d’une drogue extrĂȘmement puissante. Enfin, en reprenant la route, ils sont interpellĂ©s par deux rednecks en voiture, qui se munissent d’un fusil, et tuent les deux motards l’un aprĂšs l’autre, sans aucune raison. La morale, ici, est que la libertĂ©, telle qu’entendue par les motards, est devenue une utopie infranchissable. PoussĂ©e Ă  l’extrĂȘme, elle mĂšne au chaos scĂšne du cimetiĂšre oĂč rien n’est plus sous le moindre contrĂŽle. En sociĂ©tĂ©, au-delĂ  de fasciner, elle effraie, et mĂšne les individus Ă  agir de maniĂšre totalement dĂ©raisonnable, comme en tĂ©moigne l’assassinat gratuit des motards, ainsi que celui de l’avocat. AprĂšs tout, ce bad ending est trĂšs judicieux, car il marque, mais respecte Ă©galement le discours du film jusqu’au bout. Peter Fonda et Dennis Hopper dans Easy Rider 1969 Easy Rider est un film qui permet de s’évader sous fond de bonne musique des annĂ©es 1960, mais surtout de rĂ©flĂ©chir sur une thĂ©matique trĂšs intĂ©ressante, et ce avec beaucoup de justesse. Sans superflu, il suit un raisonnement judicieusement construit, et qui permet d’intĂ©grer la problĂ©matique du film sans entrer dans des schĂ©mas alambiquĂ©s. Dans ce pĂ©riple initiatique plein de symbolique, Easy Rider rĂ©ussit la parfaite association entre une esthĂ©tique soignĂ©e, et une histoire intĂ©ressante. Jamais prĂ©tentieux mais plein de rĂ©fĂ©rences culturelles et d’élĂ©ments de rĂ©flexion philosophiques, il ouvre la voie vers la dĂ©cennie des seventies, celle de nouveaux chamboulements culturels, notamment en matiĂšre de cinĂ©ma. Introduction du film avec le titre Born to be wild » de Steppenwolf 158 source
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Le personnage de Peter Fonda concrĂštise sa fuite romantique dans un voyage sur les ruines de sa civilisation, qu'il dĂšfie en mĂȘme temps! Hopper dĂšnonce l'intolĂšrance d'une AmĂšrique profonde hostiles aux marginaux dans ce road-movie profondĂšment pessimiste et envoĂ»tant dans sa forme! Film emblĂšmatique de toute une gĂšnĂšration, "Easy Rider" doit beaucoup Ă  son trio d'acteurs, Dennis Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson, qui traversent une AmĂšrique dĂšmystifiĂše et hostile, entre rĂȘverie et cauchemar! "Easy Rider" reprĂšsente le ras le bol de toute une gĂšnĂšration, un hymne Ă  la libertĂš, Ă  la diffĂšrence! A noter une bande son extraordinaire avec d'indĂšmodables classiques The Byrds, Bob Dylan, Steppenwolf, Roger McGuinn.... Une date dans l'histoire du cinĂšma, Ă  plusieurs titres... Film culte et reflet de toute une Ă©poque, je dois avouer ĂȘtre quelque peu restĂ© sur ma faim en ce qui concerne ce "Easy Rider". Cela dit, il est tout de mĂȘme impressionnant de voir qu'aujourd'hui ce film garde un rĂ©el intĂ©rĂȘt, aussi bien par la personnalitĂ© de ces deux rĂ©alisateurs fous Peter Fonda est en rĂ©alitĂ© quasiment plus l'auteur du film que Dennis Hopper que par sa vision d'une AmĂ©rique que nous n'avions jusqu'alors que peu eu l'occasion de voir au cinĂ©ma. Il n'y a ainsi pas vraiment d'histoire, mais surtout des gueules assez inoubliables ainsi qu'un constat des plus intĂ©ressants sur cette face cachĂ©e des Etats-Unis, au fond ni meilleur ni pire que le reste du pays juste intolĂ©rante. De plus, la bande-originale s'avĂšre ĂȘtre un vĂ©ritable rĂ©gal, si bien qu'au final c'est tout de mĂȘme un assez bon moment que nous fait passer cet "Easy Rider". Cela dit, on restera quelque peu dubitatif sur certains choix de mise en scĂšne psychĂ©dĂ©lique, et qui en dĂ©finitive ne font qu'alourdir inutilement le propos du film. En somme, et mĂȘme si l'oeuvre n'est donc pas exempt de tout reproche, il reste encore aujourd'hui un film percutant, sachant qui plus est nous offrir quelques trĂšs bons moments je ne saurais donc que trop vous conseiller de le dĂ©couvrir, ne serait-ce que pour vous faire votre propre opinion. Une expĂ©rience. Un drame qui retrace la traversĂ©e des Etats-Unis par deux motards en marge de la sociĂ©tĂ©. Paysages superbes, ambiance hippie, aventure et libertĂ© sont au rendez-vous. Cependant, on s’ennuie rapidement et Ă  de trop nombreuses reprises ; il y a un manque certain de rebondissements, de rythme et beaucoup trop de dialogues pseudo-philosophiques. De plus, le film s’appuie sur des effets et un montage bien particulier. Une rĂ©alisation assez creuse et soporifique qui s’inscrit dans une Ă©poque bien spĂ©cifique dans laquelle il est dur de se plonger ! Un voyage plutĂŽt plaisant, aux quelques hallucinations attachantes. La faiblesse de l'ensemble est Ă©quilibrĂ©e par une rĂ©alisation sans reproche et une bande-son rĂ©ussie. En 1969, l'AmĂ©rique dĂ©couvrait un film qui allait bouleverser toute une gĂ©nĂ©ration la gĂ©nĂ©ration hippie. "Easy Rider" est en fait un "Bad Trip", le symbole de la destruction du rĂȘve amĂ©ricain en effet, les deux motards voyagent d'Ouest en Est . Le film est intĂ©ressant sur bien des points Ă  commencer par le personnage de l'avocat premier grand rĂŽle de Jack Nicholson , vĂ©ritable personnage clef du film qui apparaĂźt comme l'ange gardien des deux motards. Puis vient l'interprĂ©tation de Dennis Hopper, qui se livre Ă  un numĂ©ro de baba-cool plutĂŽt sĂ©duisant et attachant. Quant Ă  la musique Jimmy Hendrix en tĂȘte , elle est aujourd'hui devenu mythique. Le film de Dennis Hopper souffre malheureusement d'un scĂ©nario inexistant s'apparentant plus Ă  une chronique qu'autre chose. Mais les thĂšmes abordĂ©s sont riches en interprĂ©tations le choc des cultures, le racisme, la vie en communautĂ©, mais surtout la scĂšne du voyage psychĂ©dĂ©lique dans le cimetiĂšre qui s'apparente Ă  un rituel chrĂ©tien . Le film de toute une gĂ©nĂ©ration en somme, qui possĂšde son charme et sa profondeur. A voir. La vision des Etats Unis Ă  la fin des annĂ©es 60 que nous dĂ©peint le plus cĂ©lĂšbre des road-movies est admirable. A travers les diffĂ©rentes rencontres que font ces deux motards rebelles, tel que des ploucs antipathiques, une communautĂ© hippie accueillante et surtout l'avocat alcoolique magnifiquement interprĂ©tĂ© par Jack Nicholson, on y dĂ©couvre Ă  la fois un beau panel de la bĂȘtise humaine et un choc des cultures et des classes sociales. A la fin, on assiste Ă©galement Ă  une scĂšne inoubliable oĂč se multiplient priĂšres et drogues dures pour nous faire partager un trip surrĂ©aliste mĂ©taphysique. Et, avec sa superbe musique et ses dĂ©cors splendides, on peut aisĂ©ment comprendre que ce chef d'Ɠuvre signĂ© par Denis Hopper soit rapidement devenu le film culte de toute la gĂ©nĂ©ration de soixante-huitards en quĂȘte d'anticonformisme. Un film symbole d'une Ă©poque et d'un Ă©tat d' parfaits et musique inoubliable pour un film Ă©ternellement culte. Je viens de voir "Easy Rider" en VO bien sĂ»r, mais sans sous-titres. Aussi, je n'ai pas pu saisir chaque dĂ©tail et une fine analyse de ma part serait prĂ©tentieuse. Je vais donc me limiter aux grandes lignes. Il s'agit d'un film dĂ©diĂ© au mouvement hippie, Ă  la fois plein de charme et totalement dĂ©modĂ©. TournĂ© en 1969, un an avant Woodstock qui annonçait la fin de la pĂ©riode, il est complĂštement ancrĂ© dans sa culture. PortĂ© par de charismatiques interprĂštes le duo dĂ©tonnant Fonda-Hopper mais surtout l'explosion d'un second rĂŽle magnifique Jack Nicholson, il expose bien les idĂ©es et motivations de cette fascinante culture. Le meilleur sur ce point reste sans aucun doute les longues sĂ©quences routiĂšres accompagnĂ©es d'une bande-son formidable. Durant de tels passages, on est au coeur de l'ambiance, du paradis terrestre recherchĂ©, toutefois malheureusement impossible Ă  obtenir. La mise en scĂšne est soignĂ©e et prend son envol lors d'une rĂ©union autour du feu oĂč Nicholson expose sa philosophie. De nuit, il est entourĂ© de noir et reprĂ©sente la clartĂ© du paysage. Autrement dit, une mĂ©taphore de ces hommes apportant un peu de lumiĂšre dans ce monde si sombre. Le dĂ©sespoir n'Ă©tait pas vraiment prĂ©sent durant la majoritĂ© de l'oeuvre, presque rĂ©confortante. On pouvait cependant percevoir un malaise qui guettait nos protagonistes avec leurs constants ravitaillements en substances illicites. Effectivement, ils ne rĂ©sisteront pas Ă  la dĂ©bauche gratuite et auto-destructrice. Cela, le cinĂ©aste Hopper le fait ressentir dans sa fin de film, lors d'une sĂ©quence absolument terrifiante, accompagnĂ©e d'un montage accelĂ©rĂ© et jouant sur toutes les couleurs possibles. D'une sauvagerie presque Ă©coeurante, elle secoue littĂ©ralement le spectateur pour le laisser abasourdi au point d'Ă©clipser une conclusion dramatique. C'est cela que je retiendrai d'"Easy Rider", en dĂ©pit des annĂ©es prises pas forcĂ©ment bĂ©nĂ©fiques et surtout de baisses de rythme, et par consĂ©quent d'un film pas toujours tenu. Alors c'est l'histoire de deux mecs qui enfourchent la route, Ă  la recherche de l'AmĂ©rique, et qui ne la trouve nulle part. C'est aussi l'histoire d'une gĂ©nĂ©ration en mal de tout, pĂ©trie d'envie, qui gonfle et dĂ©borde, qui aspire et rĂȘve d'ailleurs. C'est l'histoire de l'homme, le perdu, celui qui s'Ă©gare et se retrouve avec lui-mĂȘme. A connaĂźtre absolument. Joli est l'adjectif qui qualifie le mieux ce film. De belles images surmontĂ©es d'une belle bande originale, et de bons acteurs dans une histoire ou il faut repartir dans l'Ă©poque pour prendre en compte tout son intĂ©rĂȘt. Deux motards parcourent les lieux communs du western amĂ©ricain vers une odyssĂ©e Ă  l’hĂ©donisme. Easy Rider» USA, 1969, premier film de Dennis Hopper, retrace le parcours de deux hippies Ă  travers une AmĂ©rique rĂ©actionnaire, prĂȘte Ă  les rejeter voire Ă  les condamner. La rĂ©volution animĂ©e par Hopper repose sur le principe de rĂ©actualisation. En parcourant les monuments qui firent le succĂšs de l’Hollywood classique, Hopper, Peter Fonda et Jack Nicholson, lui redonnent un aspect contemporain, extraient une image critique de l’AmĂ©rique. La bande-son qui accompagne les virĂ©es motardes -part active de la contre-culture- donne aux paysages une allure brisĂ©e, dĂ©faite de sa pruine officielle. Le Monument Valley cher Ă  John Ford devient pour Hopper l’occasion d’admirer ce qu’il y a au-delĂ . Easy Rider» repose sur le principe de voir au-delĂ , en-deçà, ailleurs que ce que l’Hollywood classique ne voulait voir. Les faux-raccords bĂ©gayants, les comportements dilettantes, la manque liminaire d’ambition narrative font d’Easy Rider» une film semblablement Ă©chouĂ©. PensĂ© le film initial de Hopper comme ratĂ© Ă©quivaut Ă  croire que Les Quatre cents coups» serait un Ă©chec. Comme pour la Nouvelle Vague, Easy Rider», film introductif au Nouvel Hollywood repose sur la dĂ©connexion. DĂ©connexion des protagonistes aux mondes qu’ils habitent, dĂ©connexion de bout de monde de fragments de film entre eux, dĂ©connexion du spectateur Ă  l’imaginaire amĂ©ricain classique. Ne pas aimer Easy Rider» revient Ă  prĂ©fĂ©rer se choyer dans le confort. La brutalitĂ© et la douceur qui participent, en concordance, Ă  bĂątir ce monument culte» du cinĂ©ma US reproduisent la nature de l’AmĂ©rique. Dans la filiation de The man who shot Liberty Valance», Easy Rider» rĂ©flĂ©chit Ă  la cohabitation de la violence et de la loi qui la contrĂŽle. A la diffĂ©rence que ce thĂšme-lĂ  est formulĂ© par la narration chez Ford alors que Hopper pense le sujet par le mode de production du film. Easy Rider est la base du road movie amĂ©ricain, de beaux paysages, de la musique et la route. Autrement dit, la libertĂ©. Dennis Hopper dresse parfaitement le portrait de l'AmĂ©rique des annĂ©es 60, conservatrice, intolĂ©rante et clairement raciste. On voit alors diffĂ©rents personnages qui essayent d'Ă©chapper Ă  ce moule, principalement nos deux hĂ©ros interprĂ©tĂ©s par Dennis Hopper et Peter Fonda. A noter aussi l'excellente apparition de Jack Nicholson toujours aussi atypique et fou ! Cette AmĂ©rique est chamboulĂ©e par cette jeunesse de la gĂ©nĂ©ration Woodstock qui veut changer les choses, on voit dans ce film la difficultĂ© de la tĂąche. La bande originale est vraiment gĂ©niale. Bref, un grand classique du genre qui n'a pas vieilli. En 1969, l'inclassable Dennis Hopper rĂ©alise son Ɠuvre majeure "Easy Rider", oĂč deux bonhommes sillonnent l'AmĂ©rique en Harley Davidson et font la connaissance du monde hippie Ă©mergeant. D'un bout Ă  l'autre, "Easy Rider" a tous les traits du film culte ; des acteurs charismatiques, une bonne dose de subversion, quelques scĂšnes mĂ©morables et enfin une bande-son du tonnerre. L'Ɠuvre marque surtout la rencontre entre deux AmĂ©riques, l'une hippie et l'autre conservatrice qui refuse de voir l'irrĂ©sistible Ă©volution en cours. Le moment oĂč le duo devient trio avec l'impayable Jack Nicholson reprĂ©sente l'apogĂ©e du film, riche en scĂšnes jubilatoires. MalgrĂ© ses charmantes malfaçons et sa fin bĂąclĂ©e, l'un des plus grands road movie du cinĂ©ma amĂ©ricain. Avec Easy Rider nous assistons Ă  la mise Ă  mort d’un mythe amĂ©ricain, le mythe de la libertĂ© qui change les armes Ă  feu en paroles virulentes, la sĂ©dentaritĂ© en moto arpentant la somptuositĂ© naturelle du vide environnant, la vie en voyage sans fin. Seules griseries Ă  l’Ɠuvre pour s’échapper un temps de l’inertie sociĂ©tale, les substances en tout genre, le vrombissement du moteur, la camaraderie ; tout ce qui, en somme, est taxĂ© de dĂ©viant, de dĂ©pravĂ©, de dangereux par une sociĂ©tĂ© obsĂ©dĂ©e par l’idĂ©e de libertĂ© mais incapable de l’adopter. Par un long et raisonnĂ© dĂ©rĂšglement de tous les sens on parvient Ă  la trouver, Ă  l’éprouver ; cela ne va pas sans son lot de consĂ©quences, la premiĂšre Ă©tant la mort sociale, puis la mort tout court. ƒuvre de rĂ©volte tournĂ©e avec trĂšs peu de moyens, Easy Rider se dresse tel un monument instable et insaisissable Ă©levĂ© Ă  la gloire de la libertĂ© vĂ©cue d’une part – Billy et son hĂ©donisme prononcĂ© –, rĂ©flĂ©chie d’autre part – Wyatt. Corrosif sans jamais agresser, lucide dans les excĂšs de ses protagonistes, le film donne envie de prendre la route pour se raccorder, ne serait-ce qu’un temps, au hasard d’une rencontre, au destin qu’écrivent les pneus sur le bitume, Ă  l’humain dans ce qu’il a de plus sauvage et certainement de plus sincĂšre. Easy Rider» est de ces films dont l'influence et le retentissement sont sans commune mesure avec leurs rĂ©elles qualitĂ©s artistiques. Easy Rider» est avant tout le fruit de la contre-culture de la fin des annĂ©es 60, le tĂ©moignage de la fin d'une Ă©poque, d'idĂ©aux et d'espoirs mis Ă  mal. Il s'agit plus d'un manifeste en rĂ©action contre le conservatisme amĂ©ricain et le systĂšme hollywoodien qu'une oeuvre d'art se suffisant Ă  elle-mĂȘme. Le propos est parfois naĂŻf, voire caricatural, l'idĂ©al hippie paraĂźt aujourd'hui bien dĂ©suet, l'intrigue est inĂ©gale et loin d'ĂȘtre toujours passionnante, le film part parfois c'est le cas de le dire en roue libre... mais la volontĂ© de regarder les Etats-Unis sous un nouvel angle, de remettre en question les pratiques et les opinions peu reluisantes de certaines personnes, la libertĂ© de ton originale pour l'Ă©poque, font de ce long mĂ©trage un jalon essentiel dans l'histoire du cinĂ©ma et mĂȘme de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine. On l'aura compris, l'intĂ©rĂȘt d'Easy Rider» est donc surtout sociologique et culturel. NĂ©anmoins, la beautĂ© de certaines prises de vue, la qualitĂ© de l'interprĂ©tation excellent Jack Nicholson! ou encore l'audace de certaines sĂ©quences le trip psychĂ©dĂ©lique dans le cimetiĂšre sont autant de raisons lĂ©gitimant le visionnage d'un tel film. Bien sĂ»r les diverses longueurs, le nombre incalculable de scĂšnes oĂč l'on retrouve nos hĂ©ros devisant sur la vie un joint Ă  la main pour finalement ne rien dire, ou le caractĂšre factice de plusieurs passages peuvent laisser de marbre et mĂȘme irriter. Mais en toute honnĂȘtetĂ©, Easy Rider» dispose de suffisamment de qualitĂ©s pour mĂ©riter le coup d'oeil. Et puis quelle BO! Des Byrds Ă  Jimi Hendrix en passant par The Band et l'inĂ©vitable Born To Be Wild» de Steppenwolf, elle accompagne parfaitement ce road-trip dĂ©sabusĂ© et mĂ©lancolique. MĂȘme s'il a perdu de sa force avec le temps, il reste Ă  Easy Rider» un charme certain. Pour sa culture personnelle ou pour le simple plaisir, un film Ă  voir. [1/4] Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse
Lacteur amĂ©ricain Peter Fonda, rendu cĂ©lĂšbre par son rĂŽle de motard dans le film « Easy Rider » (1969), qu’il avait co-Ă©crit, est mort vendredi matin Ă  son domicile de Los Angeles Ă  l’ñge de 79 ans, laissant orpheline toute une gĂ©nĂ©ration marquĂ©e par ce PubliĂ© le 14/05/2021 Ă  1128 ETX Studio - L'emblĂ©matique "Captain America", la moto chevauchĂ©e par Peter Fonda dans le film "Easy Rider", va ĂȘtre mise aux enchĂšres au Texas le 5 juin 2021. CĂ©lĂšbre notamment pour sa banniĂšre Ă©toilĂ©e peinte sur son rĂ©servoir d'essence, la moto est aujourd'hui estimĂ©e entre et dollars. La moto, symbole de libertĂ© et des annĂ©es hippies sera vendue sans prix de rĂ©serve. Ce modĂšle exceptionnel, connu dans le monde entier, a Ă©tĂ© construit Ă  partir d'une ancienne Harley-Davidson de 1952 achetĂ©e une bouchĂ©e de pain Ă  l'Ă©poque. En 1996, l'ancien propriĂ©taire de cette moto, le collectionneur Gary Graham, a vendu la moto Captain America Ă  la vente aux enchĂšres Dan Kruse Classic Car Productions Ă  Gordon Granger. Depuis lors, la moto a rĂ©sidĂ© Ă  Austin, au Texas, oĂč elle a mĂȘme survĂ©cu Ă  un incendie en dĂ©cembre 2010. Pour rappel, "Easy Rider" est un film rĂ©alisĂ© par Dennis Hopper sorti en 1969. Il s'agit d'un road movie mettant en scĂšne deux motards partis de Californie pour rejoindre la Louisiane. Chez les puristes, l'authenticitĂ© de ce modĂšle mis en vente fait nĂ©anmoins dĂ©bat. Pour la petite histoire, deux exemplaires ont Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă  l'Ă©poque pour le film. En 2014, l'une d'entre elles avait dĂ©jĂ  trouvĂ© preneur pour 1,3 million de dollars. Outre Captain America, une vingtaine d'autres vĂ©hicules de la collection de Gordon Granger seront Ă©galement proposĂ©s aux enchĂšres le 5 juin prochain, tous sans prix de rĂ©serve. Ce sera par exemple le cas de plusieurs Rolls-Royce des annĂ©es 20 et 30, d'une une Jaguar XK120 Roadster de 1954 ou encore d'une Ford Mustang cabriolet de 1964. A noter aussi la prĂ©sence dans cette vente d'une rĂ©plique de la fameuse Dodge "General Lee" de la sĂ©rie "ShĂ©rif, fais-moi peur" ! Dan Kruse Classics, le 5 juin 2021 Ă  Midland, dans le Texas, site Web rFgy8fU.
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